LA NOUVELLE ANNÉE ET LES VOEUX DE BONHEUR

La période des fêtes est derrière nous. Elle ne cesse de s’allonger. La galette des rois qui envahit tout le mois de janvier est occasion de partage et plus discrètement d’hommage de la Science au Divin (les mages qui visitent et se prosternent devant Jésus, Dieu fait homme). Nous avons en janvier envoyé des vœux de bonheur à des proches. Au fond de nous-mêmes nous savions que ces voeux n’étaient pas une formule magique pour l’obtenir mais signifiaient : je fais attention à toi. Je t’aime. Et si tu es heureux, je le suis.

Jésus ne nous laisse pas tomber dans cette quête du bonheur. Il propose plus que nos voeux béats en plaçant les simples, les purs et ceux qui souffrent dans les préoccupations de Dieu. Ils les appelle à de grands bonheurs pas uniquement à une flûte de champagne ou à un feu d’artifice du 1er janvier qui ne durera qu’un instant fugace (Matthieu 5, 1-12).

La suite du sermon sur la montagne n’est pas moins révolutionnaire et pas moins vivifiante. Survient alors le : « À chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6,34), une phrase de Matthieu. Le mot “peine’’ est chargé de plusieurs significations dans la vie courante. Pourtant, quand Jésus la prononce au chapitre 6 de Matthieu, la “peine’’ signifie les choses mauvaises (kakia), pas “le Mal’’. Si des choses mauvaises, les soucis, se produisent tous les jours, ou presque, il ne faut pas en rajouter. Après un enseignement complexe et insolite encore de nos jours, il nous rassure concernant la vie matérielle car Dieu n’est pas insensible à notre condition de chaque jour: il y aura des soucis. Et notre Père, qui les connaît, y pourvoira. Il nourrit bien les oiseaux et orne bien les champs de lys splendides (Matthieu 6, 25-34).

Nous sommes souvent dans la peine. C’est l’hiver. Avec ses contraintes. De plus, certains vivent dans l’angoisse d’un futur inconnu. Jésus nous donne au moins deux bons conseils : ne pas avoir peur, et, avoir confiance en lui et en son Père. Et plus notre foi en lui est importante, plus elle nous aidera dans les épreuves, rudes ou légères, qui sont le tissu de la vie (Jean 14, 1).

Enfin un dernier conseil : cherchez plutôt le royaume des cieux, sous entendu ce bonheur là plutôt que de vous restreindre aux seuls soucis de la vie matérielle (Matthieu 6, 33). Mais ces deux préoccupations presque opposées font partie de son plan pour l’être humain.

Benoit Bonnaffé


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